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Référencement local

Comment apparaître dans les trois fiches Google de sa ville

Trois choses décident de votre place dans ce bloc : la proximité entre votre adresse et celui qui cherche, la pertinence de votre fiche, et sa notoriété, dont les avis sont le signal le plus visible. Sur ces trois, une seule ne se change pas, et les deux autres se travaillent en quelques semaines.

Qu'est-ce que ce bloc de trois fiches, exactement ?

Quand quelqu'un cherche un professionnel près de chez lui, Google affiche une carte suivie de trois établissements, au-dessus des liens classiques. C'est ce bloc qui capte l'essentiel des appels sur une recherche locale, parce qu'il est en haut, qu'il affiche la note, la distance et un bouton pour appeler directement.

Le point important, et il est mal connu : ce bloc est un classement séparé de celui des liens bleus en dessous. Vous pouvez être premier dans l'un et absent de l'autre. Les critères ne sont pas les mêmes, et l'adresse physique y pèse infiniment plus lourd.

Qu'est-ce qui décide du classement ?

Google décrit lui-même trois facteurs : la pertinence, la distance et la notoriété.

La distance est celle entre votre adresse enregistrée et l'endroit d'où part la recherche. C'est le facteur qu'on ne peut pas contourner honnêtement, et c'est aussi celui qui explique pourquoi votre position change quand vous vous déplacez de deux kilomètres. Si vous vérifiez votre classement, faites-le toujours depuis le même point, sinon vous comparez des choses différentes.

La pertinence mesure à quel point votre fiche correspond à ce qui est tapé. Elle se travaille : catégorie principale bien choisie, catégories secondaires, prestations détaillées, horaires, zone d'intervention.

La notoriété agrège votre réputation en ligne. Les avis en sont le signal le plus visible et le plus manipulable dans le bon sens du terme, puisqu'il suffit de les demander.

Par quoi commencer concrètement ?

1. La catégorie principale

C'est le réglage le plus lourd de conséquences et celui que presque tout le monde bâcle. Une entreprise qui fait du dépannage et de la rénovation de salle de bain n'a pas intérêt à la même catégorie principale selon ce qu'elle veut remplir. Regardez les catégories des trois entreprises déjà classées sur la recherche que vous visez : elles vous disent ce que Google considère comme pertinent pour cette requête.

2. Compléter la fiche jusqu'au bout

Horaires réels, zone d'intervention, liste des prestations, lien vers le site, photos. Une fiche à moitié remplie perd contre une fiche complète, à distance et notoriété équivalentes. Ça ne coûte qu'une heure de travail.

3. Les photos

Des photos de vos chantiers, prises au téléphone, valent mieux que des images d'illustration. Elles donnent une matière que le visiteur reconnaît comme vraie, et vous en produisez déjà chaque semaine sans y penser.

4. Les avis, en continu

C'est le levier de fond. Un avis demandé à la fin du chantier, quand le client est content, avec un lien direct pour lui éviter de chercher. Une fois, sans harceler. C'est la régularité qui compte, pas le volume d'un coup, et un afflux soudain d'avis attire l'attention plutôt qu'il ne rassure.

Qu'est-ce qui ne sert pratiquement à rien ?

Publier des actualités sur sa fiche chaque semaine, remplir des questions-réponses que personne ne lit, ou réécrire sa description pour la troisième fois. Ce sont des tâches visibles, elles donnent l'impression d'agir, et leur effet sur le classement est marginal comparé à la catégorie, à la complétude et aux avis.

Autre idée reçue coûteuse : ajouter des dizaines de pages sur son site pour "renforcer" sa fiche. Le bloc local et le référencement classique sont deux concours différents. Un site de trente pages ne fait pas monter une fiche mal réglée.

Et si le secteur est déjà pris ?

Il l'est presque toujours, et ce n'est pas rédhibitoire. Les trois places changent selon la requête exacte et selon le point de départ de la recherche. Une entreprise absente sur "plombier" plus grande ville peut très bien occuper la première place sur "dépannage fuite" plus sa commune, qui est une recherche moins disputée et souvent plus rentable, parce que celui qui la tape a un problème maintenant.

Le travail consiste donc à choisir les bonnes batailles avant de les livrer : trouver les recherches où vous pouvez gagner, plutôt que de vous acharner sur celle qui a le plus de volume.

Comment vérifier sa position sans se mentir

Trois erreurs faussent presque toutes les vérifications que font les entreprises elles-mêmes.

Chercher son propre nom. Vous sortirez toujours premier sur votre raison sociale : Google sait que c'est vous qu'on cherche. Ça ne prouve rien. Cherchez ce que tape un client qui ne vous connaît pas : un métier et une commune.

Chercher depuis son atelier. Vous êtes à l'endroit exact qui vous avantage le plus. Le client, lui, cherche depuis chez lui, à quatre kilomètres. Vérifiez depuis plusieurs points de votre zone, ou demandez à un proche de le faire.

Oublier que le zoom change tout. Sur une carte, le classement affiché varie selon le niveau de zoom et le centre de la vue. Deux relevés faits à trente secondes d'intervalle peuvent donner deux classements différents sans que rien n'ait changé.

Un exemple de ce que ça donne en pratique

Prenez une entreprise de plomberie installée en périphérie d'une agglomération. Sur la recherche la plus large, celle qui associe le métier et le nom de la grande ville, elle n'apparaît pas : trop loin du centre, et trois concurrents mieux installés occupent les places.

Sur la même recherche associée au nom de sa propre commune, elle est deuxième. Sur une recherche plus précise, du type dépannage plus nature de la panne plus commune, elle est première, sans concurrence sérieuse.

Ces trois recherches n'ont pas le même volume, et c'est justement le point : la troisième amène moins de visiteurs, mais ce sont des gens qui ont un problème immédiat et qui appellent. Beaucoup d'entreprises s'épuisent sur la première recherche pendant que la troisième reste libre.

La liste de contrôle à passer une fois par trimestre

  • La catégorie principale correspond-elle toujours à ce que vous voulez vendre le plus ?
  • Les horaires sont-ils exacts, y compris les jours de fermeture exceptionnels ?
  • La zone d'intervention couvre-t-elle les communes que vous visez réellement ?
  • Y a-t-il de nouvelles photos de chantiers depuis trois mois ?
  • Combien d'avis avez-vous récoltés ce trimestre, et sont-ils répondus ?
  • Le numéro et l'adresse sont-ils écrits exactement pareil sur la fiche et sur le site ?

Ce dernier point est le plus négligé. Une adresse écrite avec un abrégé sur la fiche et en toutes lettres sur le site dilue le signal. Ce n'est pas dramatique isolément, mais c'est gratuit à corriger.

Pour aller plus loin

Cet article décrit le mécanisme. Si vous voulez qu'on le mette en place chez vous, la page ci-dessous détaille comment on procède.